
Au sein de la plateforme B-SCREEN, Chafik Hamdad mobilise son expertise en sciences de la vie, biotechnologies et analyse de données biologiques pour contribuer à l’identification de cellules B et d’anticorps thérapeutiques à partir d’échantillons de patients.
Marseille, 25 juin 2026 – Ingénieur de recherche en sciences de la vie, Chafik Hamdad évolue depuis plusieurs années au cœur de la R&D en biotechnologie, où il a développé une expertise en séquençage de nouvelle génération, biologie cellulaire et moléculaire, immuno-oncologie et analyse de données biologiques. Formé à l’Université de Lille, puis passé par HalioDx et Veracyte à Marseille, il a travaillé sur le développement de kits de diagnostic in vitro, l’automatisation de workflows technologiques et la mise en place de pipelines bioinformatiques pour analyser des données issues d’échantillons complexes de patients. Il a récemment rejoint MIB au sein de la plateforme B-SCREEN, dédiée à l’identification et à la caractérisation de cellules B et d’anticorps thérapeutiques à partir d’échantillons de patients.
Qu’est-ce qui vous a attiré vers le projet B-SCREEN ?
B-SCREEN se situe à l’intersection entre biotechnologies à haut débit et réalité clinique. Après plusieurs années passées à développer des diagnostics in vitro, je sais que l’un des freins majeurs en médecine de précision réside dans la capacité à identifier rapidement et précisément des candidats thérapeutiques. B-SCREEN répond à cet enjeu en s’appuyant sur des technologies de criblage directement appliquées à des échantillons de patients. Rejoindre MIB était donc une suite logique. C’est un écosystème qui me permet de mobiliser à la fois mon expertise expérimentale et mes compétences en bioinformatique pour contribuer à la découverte d’anticorps thérapeutiques de nouvelle génération.
Pourquoi cette approche est-elle prometteuse pour l’immunologie et la médecine de précision ?
Elle permet de partir directement de la biologie humaine. En analysant les cellules B de patients présentant des réponses immunitaires particulièrement intéressantes, nous pouvons identifier des signatures, des répertoires et des anticorps qui reflètent la diversité réelle du système immunitaire. L’analyse à l’échelle de la cellule unique permet de mieux comprendre cette diversité et d’identifier des candidats très ciblés. À terme, cette approche peut contribuer au développement de traitements plus précis en oncologie, dans les maladies infectieuses et dans les maladies auto-immunes.
Qu’est-ce qui vous rend optimiste pour l’avenir de l’immunologie ?
La convergence entre les données multi-omiques, le criblage automatisé et l’intelligence artificielle ouvre des perspectives considérables. Nous pouvons aujourd’hui extraire d’un seul échantillon patient un volume et une résolution de données qui étaient inimaginables il y a quelques années. Nous passons progressivement d’une médecine par essais successifs à une immunologie plus prédictive, plus programmable, capable de mieux anticiper les réponses et d’orienter les traitements.
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